Tout ça est un peu technique mais c’est un pas qui va dans la bonne direction. Ou plutôt un demi pas. Le Gouvernement en effet ne peut s’en contenter. Nos PME ont besoin de davantage de capitaux privés pour accroître leur capacité d’innovation, principale source de compétitivité et de croissance dans l’économie de la connaissance. A cette aune, la déduction de 50 000 euros permise par le Gouvernement est une mesure intéressante mais nettement insuffisante, eu égard aux besoins des entreprises. Dans leur phase de développement, les investissements nécessaires en matière de R&D (recherche et innovation) peuvent facilement atteindre la dizaine de millions d'euros, voire plus. Ce n’est donc pas à coup de 50 000 euros par-ci et de 50 000 euros par-là que l’on y arrivera !

Pour attirer davantage de capitaux privés dans les entreprises innovantes, un dispositif nettement plus incitatif pour les investisseurs potentiels doit voir le jour. D’où la proposition de l’Institut Montaigne d’aligner la fiscalité des investissements dans les PME innovantes sur celles des… œuvres d'art ou même encore des… forêts. Une mesure simple consisterait à sortir les investissements en FCPI et en FCPR de l’assiette de l’ISF afin d’inciter les particuliers fortunés à investir en France sur un secteur-clé pour la croissance.

Faire de l’innovation dans les PME une VRAIE priorité, c’est éminemment souhaitable. En tout cas, au moins autant que l’achat d’hectares de forêt ou de tableaux de maître...