Innovation Corps s’adresse essentiellement aux chercheurs et aux ingénieurs des laboratoires publics : bien qu’experts dans leur domaine, ils "ne possèdent ni les compétences ni parfois la motivation de transformer leurs découvertes (aussi exceptionnelles soient-elles) en produits ou services destinés aux marchés. Selon les concepteurs du programme, le fossé qui sépare ces chercheurs du monde des investisseurs, des marchés et de l'entrepreneuriat en général constitue un obstacle au développement de technologies innovantes."

"Les projets sélectionnés, qui devront tous être issus d'universités ou d'agences fédérales de recherche, se verront ainsi proposer une offre complète de formation à l'entrepreneuriat, comprenant notamment :

  • une bourse d'un montant maximum de 50.000 dollars, dédiée exclusivement à l'étude du potentiel commercial d'une technologie ;
  • l'association d'un "mentor", appartenant à un réseau actuellement en cours de formation et dénommé I-Corps Mentors Network, constitué essentiellement d'entrepreneurs en série à succès ayant adhéré au programme ;
  • fait complètement nouveau, une formation à l'entrepreneuriat dispensée à l'école de commerce de Stanford (Stanford Business School), en Californie, et fondée sur les travaux du professeur Steve Blank, entrepreneur en série et co-inventeur d'une nouvelle "méthode" de développement de stratus."

"L'initiative Innovation Corps n'a en fait pas pour objectif de transformer les chercheurs en "serial entrepreneurs" mais à leur transmettre de la connaissance et du savoir-faire quant aux premières étapes de transformation d'une technologie en un produit destiné à un marché. Il s'agit donc de les guider dans le processus dit "de recherche translationnelle". Jusqu'à maintenant, très peu d'initiatives visant à favoriser le développement de produits issus de la recherche publique associaient réellement les chercheurs à ce processus."

Depuis dix ans, l’Institut Montaigne plaide au travers de ses différents travaux pour un véritable rapprochement des universités, de la recherche et des entreprises, notamment en préconisant de faire des approches pluridisciplinaires et transdisciplinaires une priorité, ou encore de valoriser véritablement les résultats des laboratoires de recherche fondamentale, en intéressant par exemple les chercheurs publics aux retombées financières de leur découverte.

- L'articulation recherche-innovation, Rapport, septembre 2002
- Des labos au marché : en finir avec le gâchis français, Note, juin 2007
- Adapter la formation de nos ingénieurs à la mondialisation, Etude, février 2011
- De la naissance à la croissance : comment développer nos PME, Rapport, juillet 2011

- Lire la suite de du Bulletin électronique ici : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/67514.htm

Notes
(1) La NSF est une agence fédérale américaine qui finance des projets dans pratiquement tous les domaines de recherche.