30 % : c’est le pourcentage de Français prêts à créer leur entreprise s’ils en avaient la possibilité, selon la troisième vague du Baromètre "Envie d'Entreprendre" (Observatoire sur l’idée d’entreprendre Viavoice pour Idinvest Partners et Le Figaro, novembre 2015). Nos voisins britanniques et allemands sont eux nettement plus nombreux à faire preuve de confiance entrepreneuriale puisqu’ils expriment respectivement à 44 % et à 56 % le désir de créer leur propre entreprise.

Et le bilan est quasiment identique chez les jeunes interrogés pour l’édition 2015 du Baromètre Moovjee/CIC réalisé par OpinionWay en février 2015 : ils sont seulement 34 % à vouloir créer leur entreprise alors qu’ils étaient plus de 45 % en 2009. Alors qu’aux États-Unis notamment, de jeunes adultes ont récemment été à l’origine de plusieurs grands succès mondiaux (Mark Zuckerberg avait 20 ans lors du lancement de Facebook, Steve Jobs 21 ans pour celui d’Apple …), la France peine aujourd’hui à faire émerger des profils de cette envergure.

Croissance et fiscalité : meilleurs ennemis ?

La baisse d’engouement des Français pour l’entrepreneuriat se confirme dans les chiffres de la création d’entreprise : la dernière édition de l’indice Doing Business révèle que la France se situe en 2015 à la 15e place des pays de l’OCDE, loin derrière des pays comme le Royaume-Uni (7e) ou la Suède (6e). Toujours selon l’indicateur Doing business, la France se situe dans les environnements fiscaux des affaires les moins favorables (26e sur 30 pays étudiés).

Les difficultés d’accès au financement constituent un deuxième handicap à la création d’entreprises. En 2015, la France arrive à la 23e place du classement évaluant la capacité des entreprises à accéder aux prêts. Ces blocages imposent de repenser en profondeur le système fiscal et les modes de financement des entreprises de manière à renforcer la compétitivité de la France et de relancer la culture d’entreprise.

Nos propositions pour lever les blocages français en matière de financement et de fiscalité  

  • Utiliser le levier fiscal pour financer nos PME et nos ETI et renforcer les dispositifs actifs au soutien de l’investissement dans le cadre d’une réforme globale de la fiscalité (Mettre la fiscalité au service de la croissance, septembre 2013) ;


Par Dimitri Von Buren pour l’Institut Montaigne