Une manne touristique importante

 
En 2012, la ville de Metz a réalisé une étude pour mesurer l’impact économique du passage du Tour de France à l’échelle locale. Elle avait alors estimé qu’un euro investi pour accueillir l’arrivée d’une étape génère deux euros de retombées. L’agglomération et les acteurs du tourisme avaient même enregistré le jour de l’arrivée 4 700 nuitées et 15 800 couverts, soit un taux d’occupation des hébergements de 80 à 90 % contre 50 à 60 % en temps normal.
 
Rien d’étonnant quand on sait que près de 12 millions de spectateurs se pressent sur les routes du Tour. En parallèle, l’organisation réserve près de 35 000 lits sur la durée de l’épreuve. Une vraie aubaine pour l’hôtellerie et la restauration dont la qualité de l’accueil et du service sont au cœur des propositions de l’Institut Montaigne pour que la France reste un leader mondial du tourisme.
 
A cela s’ajoute le battage médiatique dont profitent les villes traversées par le Tour. Elles ont l’assurance d’être citées dans près de 190 pays, que ce soit à la télévision, à la radio, dans la presse ou encore sur les réseaux sociaux. Si l’impact reste plus difficile à matérialiser, la France bénéficie donc d’une vitrine exceptionnelle auprès de 1 à 3,5 milliards de spectateurs (audience cumulée).
 
Des entreprises et des collectivités stimulées

 
En 30 ans, le chiffre d’affaires de la grande boucle a été multiplié par 10. En tant qu’organisateur, la PME Amaury Sport Organisation est la première à en profiter mais ce n’est pas la seule. En effet, le Tour est créateur d’emploi en mettant à pied d’œuvre 4 500 personnes tout au long de l’épreuve (partenaires, médias, caravane publicitaire, etc.). De plus, ASO et les collectivités territoriales veillent à mettre en lumière des entreprises locales via un contrat d’échange. En marge du départ, une coopérative agricole a ainsi pu organiser un voyage de presse grandeur nature.
 
Au même titre que l’Euro 2016 de football, le Tour de France engendre chaque année des dépenses, considérées comme excessives et non prioritaires dans un contexte budgétaire instable.  Les collectivités locales, mises à contribution pour l’occasion – à titre d’exemple, le département de la Manche avait dépensé 2,6 millions d’euros pour accueillir le Tour 2016 – sont souvent pointées du doigt pour leurs difficultés à réaliser les efforts nécessaires. L’infrastructure, la communication, les animations annexes représentent certes un budget conséquent, mais celui-ci est facilement amorti à en croire ASO, l’organisateur : ce dernier évoque un retour sur investissement situé entre 1 à 3 et 1 à 10 selon les cas. Les retombées fiscales qui découlent de l’évènement, la stimulation des économies locales et le gain de notoriété espéré par les régions-hôtes sont autant de points positifs qui font du Tour de France un atout économique sur le long terme.