L’Institut Montaigne est un think tank indépendant. Sa vocation est d’élaborer des propositions concrètes dans les domaines de l’action publique, de la cohésion sociale, de la compétitivité et des finances publiques.

Fanny Anor

Chargée d'études à l'Institut Montaigne

Brexit : quel avenir pour les universités britanniques ?

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Plusieurs vice-chanceliers de grandes universités britanniques envisagent d’ouvrir des filiales dans d’autres pays européens afin d’échapper à la menace d’un "hard" Brexit, rapporte une enquête du Guardian, publiée le 22 septembre 2016. Si Theresa May a récemment annoncé l’activation de l’article 50 du Traité de Lisbonne "avant fin mars (2017)", de nombreuses questions autour de l’avenir de l’enseignement supérieur britannique restent en suspens. Les enjeux majeurs s’articulent principalement autour du financement et de la réputation des universités britanniques. Toutefois, les premières solutions avancées ne paraissent pas en mesure d’y répondre, particulièrement dans un contexte politique marqué par le repli national. En juillet dernier, l’Institut Montaigne pointait les principaux enjeux au lendemain du Brexit : accès aux fonds européens, coopération européenne en matière de recherche, attractivité… Retour sur les grands défis auxquels doivent faire face les universités britanniques.

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Corps européen de garde-frontières : Frontex est mort, vive Frontex !

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Le 6 octobre dernier, un corps européen de garde-frontières a vu le jour. Dans un contexte sécuritaire particulièrement difficile, l’objectif de l’Union européenne est double : mieux protéger ses frontières extérieures et mieux contrôler les flux migratoires tout en affichant une image d’unité. Cette mesure est-elle à la hauteur des enjeux qui se posent au continent européen ?

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Quels enjeux pour le sommet de l'OTAN?

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Ce vendredi 8 juillet, l’OTAN accueille son 27e sommet à Varsovie, réunissant chefs d’État, chefs de gouvernement, ministres des Affaires étrangères et ministres de la Défense des 28 États membres de l’Alliance atlantique. Face aux difficultés à construire une véritable politique européenne de sécurité et de défense commune, l’OTAN est resté le pourvoyeur exclusif de sécurité en Europe. Or, aujourd’hui certaines menaces viennent, comme l’a rappelé Angela Merkel, "entamer la confiance des pays de l’OTAN". Ce sommet représente donc une occasion inédite de réaffirmer la cohésion occidentale en matière de défense et de dissuasion. Décryptage des grands enjeux de cette rencontre.

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Baccalauréat : massification ne rime pas avec démocratisation

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Les résultats viennent de tomber : 88,5% des candidats ont décroché le sésame, un record. Trente ans après l’objectif fixé par Jean-Pierre Chevènement – alors ministre de l’Éducation nationale – de "80% d’une classe d’âge au baccalauréat", où en sommes-nous ?

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80% des décrocheurs déjà en difficulté au primaire

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Tribune de Fanny Anor, chargée d'études senior à l'Institut Montaigne, parue dans Le Figaro Magazine, le 22 avril 2016

Près de 150 000 jeunes quittent chaque année le système scolaire sans savoir ni lire, ni écrire, ni compter correctement ; 80% d'entre eux étaient déjà en difficulté à l'école primaire. Les inégalités entre élèves se créent dès la petite enfance, persistent tout au long de leur parcours scolaire et pèsent sur leur insertion professionnelle et sociale future.

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Un lycée trop coûteux, une école primaire en difficulté

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Le coût du lycée est exagérément élevé en France selon la Cour des comptes
La Cour des comptes a publié hier un rapport sur le coût du lycée en France. Verdict : le coût des lycéens français est supérieur de 38 % aux autres pays de l’OCDE. Plusieurs facteurs expliquent cet écart : des volumes de cours très élevés, de très nombreuses options et spécialités, le format du baccalauréat et la rigidité du cadre de gestion et de gouvernance.

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Quelle équation budgétaire pour l’université ?

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Le Président de la République a déclaré le 17 septembre 2015 à l’université de Saclay, quelques jours après avoir reçu le rapport pour une Stratégie nationale de l'enseignement supérieur (StraNES), que l’enseignement supérieur constituait plus que jamais l’une de ses priorités. Il a notamment fait sien l’un des objectifs phares du rapport : amener 60% d’une classe d’âge dans l’enseignement supérieur. Un engagement qui résonne particulièrement ces derniers jours puisque 65 000 étudiants supplémentaires sont attendus sur les bancs des universités en cette rentrée 2015. Une affluence considérable qui devrait croître encore dans les prochaines années : trois millions d’étudiants – deux millions et demi aujourd’hui – seraient en effet attendus en 2020.

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1,3% du PIB d'argent public pour l'enseignement supérieur

universite-anor.jpg Tribune de Fanny Anor, chargée d'études à l'Institut Montaigne, parue dans Le Figaro Magazine, le 30 avril 2015

Les moyens alloués à nos universités sont-ils à la hauteur des ambitions de notre pays ? Le système d’enseignement supérieur et de recherche français bénéficie d’un haut niveau de financement public, et ce malgré la mise sous tension des ressources publiques. Il s’agit du troisième poste de dépenses de l’État.

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Le temps consacré à l’apprentissage de la lecture, facteur clef dans la lutte contre l’échec scolaire

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Le 22 janvier dernier, le gouvernement réaffirmait sa volonté de donner la "priorité au primaire" ; la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche annonçait alors onze mesures "pour une grande mobilisation de l'École pour les valeurs de la République".

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Inverser la courbe des moyens alloués à notre système éducatif

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Les statistiques recueillies lors des journées "défense et citoyenneté" montrent que 20 % des jeunes ne parviennent pas à lire un programme de télévision et que 14 % d’entre eux ont un vocabulaire lacunaire et ce alors qu’ils ont passé onze ans sur les bancs de l'école. Sur les 150 000 jeunes qui quittent chaque année le système scolaire sans diplôme ni qualification, 80 % de ces "décrocheurs" étaient déjà en difficultés au CP. Alors que ce constat appelle la mise en place précoce de dispositifs, l’OCDE, dans l’édition 2014 de son rapport Regards sur l'éducation, souligne l’importante disparité – en termes de moyens humains et financiers – entre le pré-primaire / le primaire et le secondaire dans le système éducatif français.

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