L’Institut Montaigne est un think tank indépendant. Sa vocation est d’élaborer des propositions concrètes dans les domaines de l’action publique, de la cohésion sociale, de la compétitivité et des finances publiques.

François Rachline

Directeur général de l'Institut Montaigne de 2009 à 2010, professeur d'économie à Sciences Po

Le sacrifice et l'effort, par François Rachline

Commentaire publié aujourd’hui dans "Les Echos". Cette chronique de François Rachline paraît tous les premiers mardis de chaque mois.

Qu'il s'agisse des retraites, du marché du travail, de la Sécurité sociale, de la fiscalité, de l'éducation, de la recherche - et ainsi de suite -, toucher en France à ce qui existe est le plus souvent considéré comme une atteinte à des "droits acquis". Avant même toute analyse. Indépendamment des faits. Comme si tout changement était par nature négatif. Un certain conservatisme, historique, explique sans doute cette disposition, mais elle semble se renforcer aujourd'hui. Au moment même où les réformes s'imposent - ou peut-être parce qu'elles sont devenues indispensables. Pourquoi cette crispation ? Comment y remédier ? Il n'existe pas de réponse toute faite, ni à la première ni à la seconde question. Avançons néanmoins une hypothèse et une suggestion.

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Une solution à la prise en compte de la pénibilité

Point de vue de François Rachline publié aujourd'hui sur le site de La Tribune

La réforme des retraites sera adoptée demain par le Sénat, au lendemain d'une nouvelle journée de contestation. Le débat sur le report de l'âge légal à 62 ans a occulté les réflexions pourtant indispensables sur une refonte systémique. En attendant, il est urgent de trouver une solution au problème de la pénibilité, par exemple en créant des fonds d'entreprise qui allégeraient la charge d'un régime par répartition à bout de souffle.

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Ethno-racial : une expression plus que douteuse

Une expression vient peu à peu au goût du jour : ethno-racial. On la retrouve dans le langage politique, dans le langage journalistique, dans le langage courant. Comme s’il allait de soi d’invoquer des comportements "ethno-raciaux" ou de rechercher des critères "ethno-raciaux".

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Pour un emprunt franco-allemand

Commentaire de François Rachline publié aujourd’hui dans "Les Echos". Cette chronique paraîtra tous les premiers mardis de chaque mois.

L'Europe ne se réduit pas au couple franco-allemand, mais, sans ce bloc-moteur, elle n'existe plus. Ensemble, les deux pays représentent près de 50 % du PIB européen. Autant dire que rien ou presque n'est possible sans eux, que tout le devient s'ils marchent main dans la main. Il faut donc travailler à resserrer leurs liens. Même s'ils entretiennent des rapports complexes, les deux plus gros membres de l'Union demeurent complémentaires.

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Le dilemme européen

Tandis que les Etats-Unis, la Chine et l’ensemble du monde émergent (70 % du PIB mondial) ne pensent qu’à la croissance, l’Europe, notamment sous l’impulsion d’Angela Merkel, ne parle que de rigueur, voire d’austérité. Est-il possible de concilier ces deux tendances ? Est-il envisageable, dans l’Union européenne même, de conduire le nécessaire désendettement souverain tout en conservant l’impératif de croissance ? Tel est le dilemme du Vieux continent.

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La révolution Obama prend forme

Nous l’avions déjà souligné ici, le discours de janvier 2010 du président Obama marquait un tournant majeur de la politique américaine en matière de régulation financière. Le tout récent vote du Congrès confirme la tendance en adoptant plusieurs types de mesures, tout à la fois destinées aux consommateurs et aux établissements financiers.

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Une puissance faible : l’Europe

Le G20 réuni à Toronto n’a pas permis à l’Europe d’imposer quoi que ce soit. Qui s’en étonnera ? Celle-ci s’est présentée désunie : non seulement les différentes capitales n’étaient pas sur la même longueur d’onde (Rome opposée aux taxes bancaires à l’inverse de Paris, Londres ou Berlin), mais l’Union représentait 23 pays membres à côté de l’Allemagne, de l’Angleterre, de la France et de l’Italie. Un peu comme si les Etats-Unis s’étaient assis à la table flanqués de la Californie, de la Floride, de l’Illinois et du Texas.

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L’Europe en marche vers l’Eurobond

Le tic-tac des marchés financiers n’est pas celui du politique. Quand les premiers filent à la vitesse de la lumière, le second reste parfois embourbé dans les méandres de la négociation. Le bon sens, qui devrait mener le monde, n’est pas toujours à l’honneur. La crise grecque n’en finit pas de montrer à quel point la démocratie exige du temps là où la finance impose sa célérité. Il a fallu plusieurs semaines à l’Allemagne pour admettre l’impératif de solidarité, plusieurs semaines aussi pour que des deux côtés du Rhin on se souvienne que sans le bloc-moteur franco-allemand l’Union européenne est en danger de mort. Pendant ce temps-là, le dollar passait de 1,45 à 1,19 €.

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Les crises monétaires, moteur de la construction européenne ?

L'Institut Montaigne en Une du "Monde" du 17 mars 2010 :

"(...) Pourtant, pour avoir une chance d'endiguer la spéculation, les Etats doivent impérativement être unis. Ils pourraient même illustrer leur entente en émettant des Eurobonds, suggère dans Le Monde, l'Institut Montaigne."

Article de François Rachline, directeur général de l'Institut Montaigne :

En ces temps d'incertitudes financières, les difficultés de la Grèce sont celles de l'Europe. Elles menacent l'euro. Les marchés n'ont pas encore voté massivement contre la monnaie unique mais la zone monétaire européenne tangue dans la tempête.

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La tyrannie du court terme bat de l’aile

La crise financière a démontré à quel point le capitalisme est envahi par le court terme : évaluation permanente d’un actif à partir de sa valeur instantanée sur le marché, actionnariat volatil (titres conservés par des investisseurs quelques mois ou parfois quelques jours voire quelques heures...), bonus des opérateurs (traders) déterminés par une opération et non par le résultat global d’une activité, etc.

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La France est un singulier pluriel

Article paru dans la rubrique "Point de vue" du Monde.fr, le 3 décembre 2009

"Qu'est-ce qu'être français ?" C'est la question qu'a posée l'Institut Montaigne, pas celle de l'identité nationale. La logique dans laquelle il a travaillé – et continue de travailler – est celle de la diversité, pas celle de la conformité. Nous voulons contribuer à ce qu'Ernest Renan appelait le "vouloir vivre ensemble", à partir de la diversité des origines, de la pluralité de la francité. Pas à cerner une norme identitaire.

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Le dollar en émoi

Il a suffi que le correspondant de The Independent Moyen-Orient, Robert Fisk, fasse état de discussions qui auraient porté sur le remplacement du dollar par un panier de devises incluant le yen, le yuan, l'euro, l'or et une monnaie unique qu'envisagent de créer les Etats du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Koweït, Bahreïn, Oman et Qatar) pour que les démentis officiels pleuvent. Non seulement il n’en serait pas question, mais, à supposer que l’idée soit retenue, elle ne pourrait entrer dans les faits que d’ici une dizaine d’années.

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Pittsburgh : le long terme refait surface

Au-delà des apparences, le G20 de Pittsburgh constitue un point d’inflexion. Certes, bien des sujets restent en suspens : le rôle du dollar dans l’économie mondiale, la réforme des agences de notation, la modification radicale des normes comptables, la réglementation des fonds spéculatifs, l’organisation en un véritable marché des CDS (Credit Default Swaps) qui représentent toujours la moitié des transactions financières mondiales. Sur tous ces points, le G20 ne dit pas grand-chose, en tout cas rien de visible. Pourquoi donc s’agit-il d’un changement ?

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Pour un capitalisme bien tempéré

La mondialisation financière interdit la réforme dans un seul pays. C’est le sens des propos récents tenus par Christine Lagarde, Ministre française de l’économie. Elle a raison. Cela signifie-t-il qu’il faille renoncer à l’élaboration d’un capitalisme bien tempéré ? Au nom de la concurrence, doit-on abandonner l’espoir de mieux réguler la finance de marché ? Certes pas. Comment donc s’y prendre ?

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Du long terme pour les bonus

Les banques continuent de provisionner des milliards pour verser des rémunérations variables à leurs meilleurs traders. Le principe des primes n’est pas en cause, leur montant, si.

Voici ce qu’écrivait l’Institut Montaigne à la mi mars 2009 avant le G20 de Londres (2 avril). Nous ne retirons pas une seule ligne.

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Non au G2, oui au G20

Comme on n’a pu faire que la justice soit forte, écrit Blaise Pascal, on fit que la force fût juste. Aux "deux grands" du passé, USA et URSS se substituent peu à peu deux "nouveaux grands", Etats-Unis et Chine. Dans la crise actuelle, qui n’est pas terminée, loin s’en faut, le moteur américain et le tigre chinois ont réagi vivement.

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Réguler l’endettement de façon globale

En 2014, la dette publique de la France devrait atteindre 95,5% de son PIB. Autant dire lui être égale. Le chiffre actuel est de 63,8%. C’est le FMI qui l’affirme dans son dernier Rapport de surveillance budgétaire multinational.

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G8, G20, G170 ?

Depuis le début du xxe siècle, l’ensemble des pays de la terre est devenu ce qu’il est convenu d’appeler le monde. Peu à peu, le concept de globalisation a envahi les esprits, au point de se faire passer pour une pensée. L’interdépendance des Etats, des marchés, des entreprises, des institutions et même des individus s’affirme chaque jour d’avantage. La crise actuelle ne devrait pas remettre en cause cette tendance, au contraire : sa diffusion est générale, et quand le riche doit se restreindre, le pauvre finit par mourir.

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Crise : Etats, banques... qui doit réguler la finance ?

Les crises surviennent subitement, comme des accès de fièvre. Une fois le diagnostic établi, le traitement s’organise. A la fulgurance de la douleur initiale succèdent les lenteurs souvent pénibles de la thérapie. C’est le cas pour la finance mondiale. Sous le choc entre l’automne 2008 et le printemps 2009, la communauté internationale peu à peu réagit. Elle continue pourtant de se diviser en deux grandes catégories d’acteurs : les uns qui estiment l’orage passé, les autres pour qui rien ne sera plus jamais comme avant.

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L’Europe dans la France

Soubresauts, jacqueries, frondes, révoltes, révolutions : la France, historiquement, a toujours avancé par à-coups. Depuis 1958, un vent nouveau souffle sur notre pays, qui remet en cause ce vieux modèle éruptif. En cinquante ans, peu à peu mais de façon profonde, l’Europe est entrée dans la France. Elle l’a métamorphosée. A tous points de vue : économique, environnemental, fiscal, social, juridique, politique.

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